Mercredi 27 février 2008
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Comme promis, je vous joins la copie exacte de cet article. 

Déviation de Marans.
La région relance le débat.
En avançant, en session du Conseil régional, l’hypothèse d’une déviation départementale, Jean-Pierre Raffarin rouvre un dossier que l’on croyait clos, et redonne espoir aux Marandais.
 
 
"Une petite phrase qui fait grand bruit à Marans. Car elle relance un débat que l'on croyait définitivement clos : celui de la déviation de Marans, Jean-Pierre Raffarin a en effet annoncé, lundi en session (voir notre édition du mardi 19) que ce contournement pourrait se faire sous la forme d'une déviation départementale."
L’affaire a été lancée par l’élu Vert rétais Jean-Pierre Goumard, argumentant que, selon lui, le contournement de Marans serait nécessaire « même le jour où l’autoroute Rochefort-Fontenay existera ».
Le président de la région poursuivit la discussion en évoquant la possibilité administrative de traiter cette déviation dans le cadre d’un « réseau d’intérêt régional ».
Explication :
«  On ne peut pas continuer d’ignorer ainsi la situation des Marandais. Dès janvier, notre commission infrastructures va se rapprocher de celle du département de la Charente-Maritime pour étudier toutes les solutions techniques et administratives. Il y a un certain nombre de précédents qui existent dans la région. Comme par exemple la déviation de Lusignan.
Elle n’était pas inscrite au contrat de plan. Elle a été financée par les collectivités territoriales et l’Etat nous a remboursés au plan suivant.
On a donc la possibilité d’anticiper le prochain plan.
On peut également envisager de réaliser un déclassement d’une partie du réseau routier pour que la déviation soit d’intérêt régional. C’est très coûteux, mais on ne peut faire l’économie des études. »
Le président de la région a noté que le camp socialiste était réservé : « ils ont peur que cela fragilise le dossier de l’autoroute »
Mais il sait que le débat dépasse largement le clivage gauche-droite. D’ailleurs, Jean-Pierre Raffarin reçoit, d’ores et déjà, le soutien immédiat d’Henri Moulinier, adjoint communiste de La Rochelle qui « prend note avec une très vive satisfaction de cette avancée politique »
Selon le président de la région, le montage financier, pour cette déviation, pourrait être de 65 % pour le département et 35 % pour la région : «  Nous n’entendons pas nous substituer aux autorités de la Charente-Maritime. Nous sommes leurs partenaires et nous sommes prêts à mettre notre « ingénierie » administrative à leur service.
La région ne souhaite pas faire cavalier seul, bien au contraire.
Mais je crois qu’il faut étudier toutes les possibilités. Si le dossier de l’autoroute prend du retard, il ne faut pas qu’on se retrouve sans solution.
Il est inacceptable que l’on puisse s’entendre dire par l’Etat que, sur un dossier de cette importance, aucune étude sérieuse n’a été faite… »
 
Article de Thomas Brosset dans le journal Sud-Ouest du 21 décembre 2000
Par Bernard FERRIER
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